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Alexandre

Au sein d’une famille la mère transmet le gène de l’amour tandis que le père transmet l’amour de l’art. Mon histoire en est la parfaite illustration. J’ai grandi bercé par l’amour de ma mère et de ma grand-mère. Avec patience elles m’ont initié aux coutumes et traditions de ma double origine. Mes pupilles d’enfant ont savouré les couleurs de toutes ces cérémonies et rites en commémoration de nos ancêtres, des naissances célébrées, des mariages, ces échanges sincères et chaleureux qui traversent la vie d’une famille.

Quant à mon père, je me souviens, l’avoir observé pendant des heures. Des heures déconnectées du temps à regarder peindre des paysages dignes des plus grands livres de voyages, telles que les magnifiques cascades du Cambodge… Je vous avouerai que grâce à lui, je me suis initié très tôt au dessin… j’ai troqué huiles et pinceaux contre l’art des Mangas…. Je n’en ai pas fait mon métier au grand damne de mon ami d’enfance. La photo a pris petit à petit sa place dans mon cœur. On peut constater des piles et des piles de photos dans les placards chez les parents. Des photos de famille, de portrait, de voyages mais aussi d’événements où famille et amis se retrouvent : naissance, anniversaire, mariage, enterrement, etc. Ces différentes séries de clichés qui racontent un ensemble d’histoires. Lorsqu’on était petits avec ma sœur, nous étions déjà confrontés à poser devant l’objectif de mon père. Des portraits en argentique pris sur le vif, développés en posters décorant les couloirs et murs de notre maison. Des souvenirs qui deviennent de plus en plus importants au fur et à mesure qu’on grandit et qu’on oublie ces instants.

La boucle est bouclée, la photographie a pris un sens dans ma vie.